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Il pleuvait ce matin. C’était pas vraiment de la vrai pluie, la pluie que je connais tellement bien depuis mon enfance dans la région la plus pluvieuse d’Angleterre… mais, il y avait quand même des gouttes d’eau tombants du ciel.

À Darwen, là où j’ai grandi, les précipitations moyennes par année sont 810mm. À Londres, elles sont 754mm et à Paris, 650mm… À Darwen, août semble le mois le plus humide (mais, ça devrait être été non?? ah, bah, non!)… bref, rares sont les jours sans pluie (au contraste avec, par exemple, Brest où il y a plus de pluie, mais moins bien répartie sur l’année). C’est peut être pour ça que j’ai quitté la ville le jour même de mon 18eme anniversaire!

Mais la pluie à Lancashire a servi aussi à quelque chose. Lancashire était le berceau de la révolution industrielle grace à son climat qui aidait à rendre les fibres du coton moins friable. À Blackburn, ma ville de naissance, des tissus ont été tissés dans des usines, ce qu’on appelle les ‘mills’. Ma mémé y travaillait dès l’âge de 14 ans – elle était une des ‘winders’ qui mettaient la fil sur les ‘bobbins’ avant qu’ils étaient utilisés dans les gros ‘looms’ (métier à tisser je crois en français). Selon une liste de fabricants publiée en 1891, il y avait 93 usines de coton à Blackburn, et 36 à Darwen. En totale, avec tous les environs des deux villes, il y avait 168 usines, 1,822,314 ‘spindles’ et 99,095 ‘looms’ – en gros, des quantités extremes de tissu ont étés tissé. L’industrie est morte depuis un bon bout de temps, mais les usines continuent à dominer le paysage.

Voici un lien vers un image de ‘mill’ à Darwen avec sa cheminée énorme en forme de campanile à l’italienne – India Mill Chimney. Elle est gravée de quelque sorte dans mon âme.

http://www.cottontown.org/ImageGalleries/library/IMG/India%20Mill%20006.jpg

Toute cette histoire personnelle que je vous ai donné là, a surgi d’une flaque vu ce matin tôt dans ma randonnée d’aujourd’hui (et le fait météorologique de la pluie). Mais c’était pas vraiment à ça que je pensais en marchant. Une flaque d’eau c’est souvent une cause de plainte. Ça veut dire un endroit pas parfaitement aplati et lisse et régulier de surface, ou une évacuation qui ne fonctionne pas bien, qui est peut être mal conçu. En voiture, trop d’eau peut être même dangereuse en provoquant l’aquaplanage!

Mais considérons des autres perspectifs. Une flaque d’eau c’est un bain pour les oiseaux, ou un réservoir où boire. Une flaque d’eau c’est aussi un miroir pour des reflets de lumière, ou des visages, ou des nuages. Une flaque d’eau peut être une bonne occasion pour éclabousser en sautant dedans (avec des bottes de Wellington bien sûr) – what could be more fun than that????!

Et parlant de fun, ça m’a fait penser à un ‘poème’ qu’une amie m’a donné pour porter avec moi pendant mon premier chemin vers Compostelle il y a 8 ans…. je cueillerai plus de marguerites. Ça parle de comment on changerait notre vie si on pouvait le vivre encore dès le début. En gros, c’est bien par fois d’être un peu débile, pas prendre tout au sérieux, juste cueillir des fleurs, ou bien sauter dans des flaques d’eau….. ce message mérite d’être répété à mon avis….

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